Après avoir évoqué les motivations changer d'écran et/ou adopter un écrans de grande taille, nous vous proposons de prendre en considération les données techniques, voire subjectives, qui vont vous guider dans votre choix.
D'abord le PC...
La première chose à faire lors de l'acquisition d'un écran consiste à vérifier que le processeur qui équipe votre PC est performant et que votre carte graphique s'adapte bien au format de l'écran. Les PC neufs supportent généralement la HD, c'est cependant loin d'être le cas pour les ordinateurs portables. Attention donc sur les ordinateurs portables, pour des raisons évidentes de coût et de consommation énergétique, la puce graphique embarquée est généralement peu performante, suffisante cependant pour l'écran de l'ordinateur, la bureautique, voire visionner un film au format DVD. Ils disposent en revanche généralement d'une sortie vidéo, il est donc possible d'y associer un écran externe. Mais qui n'affichera qu'une résolution inférieure à sa capacité réelle, celle du composant graphique. Attention également, si une résolution supérieure est proposée en affichage externe, elle peut ne se faire qu'au prix de la consommation d'une partie de la mémoire vive du portable, qui compense ainsi la faiblesse du composant graphique, mais limite d'autant les capacités de traitement des applications...
La gamme chromatique
On pourrait croire que tous les écrans LCD se valent, hormis les écran LED que nous évoquerons plus loin... Il n'en est rien ! Une fois passée la barre des marques, qui parfois justifient pleinement certaines différences tarifaires par la qualité de leur production, des différences significatives dans les prix peuvent apparaître et se justifier.
Sachez tout d'abord, et pour faire simple, qu'un écran est composé d'une dalle (le LCD), de l'électronique qui la pilote et qui accueille les connecteurs, d'une alimentation et d'une carrosserie. On pourrait croire qu'avec un nombre réduit de fabricants de dalles et de composants électroniques, les écrans sont très proches les uns des autres, au même titre que les ordinateurs où il y a autrement plus de marques que de fabricants... En réalité, il existe des qualités de fabrication, par exemple des niveaux de tests en fin de chaine, qui orientent les composants de l'écran vers tel ou tel marché ou fabricant !
Un autre facteur de différenciation est la gamme chromatique, la capacité de l'écran à couvrir le spectre des couleurs. Au préalable, les capacités réduites des écrans généraient de fortes distorsions entre la source originale et l'image affichée, la qualité de la première étant largement supérieure à la seconde. Ces distorsions sont désormais plus réduites, mais demeurent. Un graphiste, ou une personne qui veut traiter des photos ou de la vidéo dans une approche professionnelle, recherchera donc en priorité un écran disposant de la gamme chromatique la plus étendue possible. Et investira à l'avenant. Faut-il que vous fassiez de même ? Pour un usage courant, bureautique, internet et vidéo, non. Le différentiel à l'usage d'une part vous échappera certainement, et surtout ne se justifie pas.
Luminance et contraste
En revanche, on s'intéressera plutôt à la luminance et au contraste, les deux étant liés. La première correspond au niveau d'éclairement de l'écran, exprimée en cd/m2, tandis que le second s'applique au contraste entre les zones sombres et claires, et s'exprime par un ratio, par exemple 1000:1. Ils participent au confort de visualisation de l'écran. Trop faibles, l'œil doit fournir un effort qui entraine une nette fatigue oculaire. Plus ces valeurs sont élevées, plus l'image sera nette, et surtout plus l'utilisateur disposera d'une plage large pour régler son écran à sa vue et à ses usages.
Étonnamment, ces données participent à la capacité à partager un écran à plusieurs, c'est à dire à l'angle de vue. Ce sont moins la luminance et le contraste que les technologies qui y sont associées qui participent à augmenter cet angle. En fait, pour que la qualité de l'image soit optimum, il faut disposer des meilleures technologies, et ces dernières sont sans surprise les plus lisibles...
Et la consommation ?
La consommation énergétique des appareils électroniques est devenue en quelques années une problématique de premier plan pour les entreprises. Et tous les écrans sont loin d'être égaux en la matière ! Certes, ramenée au poste de travail, les variations de coûts sont faibles, c'est pourquoi la TPE s'en préoccupera peu. Mais lorsque l'entreprise aligne des centaines de PC, et autant d'écrans, voire plus, elle peut devenir significative et source de surcoûts.
Aujourd'hui, une consommation moyenne de l'ordre de 50Wh semble raisonnable. Attention cependant, en agissant sur la luminosité et le contraste, on influence sensiblement la consommation. Mains la vraie problématique énergétique provient principalement des utilisateurs qui laissent leur PC allumé en permanence, jour et nuit, qu'ils soient présents ou absents... Et le mode veille disponible sur tous les écrans a ses limites.
On s'intéressera à certains labels associés aux équipements électroniques, comme Energy Star, mais la plupart des écrans ont aujourd'hui intégré ces normes; En revanche, EPEAT peut s'avérer plus intéressant, il qualifie un standard environnemental, dont la consommation, mais également le non usage de composants polluants, la capacité de recyclage des matériaux, etc.
Écran LED
Une nouvelle technologie d'écran a fait son apparition et fait forte impression : le LED. Un écran est composé de points, trois points de couleurs primaire (RVB pour rouge, vert et bleu) par mélange construisent le point qui s'affiche. Ces points sont rétro-éclairés par des tubes fluorescents placés derrière les filtres RVB des LCD. Sur un écran LED, le rétro-éclairage est assuré par des des diodes (LED) extrêmement lumineuses, ou par des OLED dont les diodes sont composées à partir de molécules organiques qui prennent place entre le verre et les électrodes, ce qui évite de faire appel à du rétro-éclairage. L'OLED est le plus fin et donc l'avenir de nos écrans...
Par sa technologie, un écran LED offre une meilleure qualité de luminosité et de contraste, et donc d'image. Il consomme moins, chauffe moins, et il est plus fin. En revanche il est plus cher... pour le moment !
Calibrage
Un dernier point, il est possible de calibrer un écran. Cette opération, qui s'effectue à l'aide d'outils de tests, permet de vérifier le rendu des couleurs de l'écran (deux écrans placés côte à côte n'affichent pas la même image). Et surtout de régler l'écran pour qu'il affiche des couleurs les plus 'justes' possible, c'est à dire qui correspondent à un référentiel qualifié, une charte. Ainsi réglé, l'écran affichera une image qui sera la plus proche, selon ses capacités, d'une photo originale. Pour intéressante qu'elle soit, la calibration n'intéresse que les professionnels de l'image, ou les amateurs vraiment éclairés...





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