Selon la dernière enquête annuelle du Crédoc sur la diffusion des nouvelles technologies en France, la crise n’a que peu d’impact sur notre consommation des TIC. Quel que soit le type de support, l’évolution enregistrée aujourd’hui dans nos usages se maintient et progresse. Si l’e-administration s’inscrit dans cette conjecture, ses structures ont besoin par contre d’une nécessaire et profonde mutation. D’un nouvel élan subdivisé depuis le mois dernier en vingt-cinq propositions d’actions pour une réelle ouverture vers l’e-citoyenneté.
Près d’un Français sur deux (48%) se connectent à Internet tous les jours (+5% par rapport à 2008). Près de trois sur quatre (74%) disposent d’un ordinateur chez eux, relié au web dans 90% des cas. 82% des Français possèdent aujourd’hui un téléphone mobile, et 13% (surtout les jeunes et les cadres) utilisent d’ores et déjà l’Internet nomade soit un doublement depuis 2008.
Les résultats de la neuvième enquête annuelle du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) sur la diffusion des nouvelles technologies dans notre pays, sont formels. La crise n’a que peu d’impact dans notre consommation des TIC avec même une hausse de 7% des internautes actifs l’année dernière, ou bien encore des disparités d’accès à Internet au domicile qui se réduisent en termes de générations et de revenus (sauf chez les personnes les plus modestes). Face à de tels résultats, 2009 marque véritablement pour certains l’entrée de la France dans l’ère numérique.
Une hausse constatée mais biaisée
Une telle tendance se retrouve-t-elle pour autant dans une amélioration de la relation numérique à l’usager, et en particulier dans le domaine de l’e-administration ? Depuis plus d’une dizaine d’années, les chantiers allant dans ce sens se multiplient. Les ministères, collectivités territoriales et autres organismes d’Etat informatisent de plus en plus leurs procédures (déclarations fiscales, renouvellement de papiers, créations d’entreprises…), afin de rendre leurs services plus accessibles ou d’en améliorer leur fonctionnement interne.
Résultat, de nouveaux usages apparaissent à l’image des derniers chiffres enregistrés par le Crédoc. 40% des Français, soit 21 millions de personnes, ont effectué une démarche administrative ou fiscale en ligne en 2009, soit une hausse de 3% par rapport à l’année précédente. Les efforts de simplification payent. Mais des ombres demeurent au tableau.
Selon le Crédoc, ce nombre progresse en effet uniquement grâce à la hausse globale du nombre d’internautes. Et de grandes disparités persistent encore sur le pourcentage des usagers des procédures en ligne au regard de la tranche d’âge (67% pour les 25-39 ans mais seulement 29% pour les 60-69 ans), ou bien encore en fonction du niveau d’études (73% des diplômés du supérieur contre 13% pour les sans-diplômes). Bref, des efforts pédagogiques restent encore à accomplir pour accompagner ces populations et les familiariser avec les outils, pour ne pas passer d’une fracture numérique à une « fracture administrative ». Mais aussi et surtout peut-être pour leur donner confiance. Car pour nombre de personnes, et même pour ceux qui recourent régulièrement à Internet, le principal frein réside toujours dans les risques de divulgation des données personnelles et de protection de la vie privée.





Je souhaite recevoir la newsletter, et être informé des nouveautés et offres exclusives de ZE